Autonomie et expérience de la dépendance chez les personnes âgées ayant subi un traumatisme craniocérébral

Autonomie et expérience de la dépendance chez les personnes âgées ayant subi un traumatisme craniocérébral

Autonomie et expérience de la dépendance chez les personnes âgées ayant subi un traumatisme craniocérébral

Autonomie et expérience de la dépendance chez les personnes âgées ayant subi un traumatisme craniocérébrals

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Référence bibliographique [19835]

Service Social, vol. 62, no 2016, p. 49-63.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La présente étude vise précisément à éclairer les conditions entourant la prise de décision et le retour à domicile. Plus précisément, elle a pour objectif de mieux comprendre la place que prennent les aînés ayant subi un TCC [traumatisme craniocérébral] et leurs proches dans la prise de décision touchant le retour à domicile et la manière dont ils s’organisent pour un retour qui correspond à leur volonté.» (p. 52)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon comprend cinq «personnes âgées ayant subi un traumatisme craniocérébral [composé de] quatre hommes et une femmes [sic] âgés entre 76 et 85 ans. Les quatre (4) autres entretiens ont été menées [sic] avec des proches aidantes de personnes ayant un tel traumatisme, trois conjointes et une fille. Les personnes ayant subi un TCC […] avaient reçu un diagnostic TCC léger complexe ou TCC modéré à la suite d’une chute. Elles ont été admises au Programmes des Traumatisme craniocérébraux clientèle adulte et aînée de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) dans les cinq années précédant l’entrevue.» (p. 52-53)

Instruments :
Guides d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’étude met «en lumière la manière dont les personnes se projettent dans le temps et formulent des projets – reprennent certaines activités, prennent soin de leur proche. Les personnes ont une volonté, des désirs qui prennent la forme d’un projet et elles sont prêtes à faire beaucoup de choses pour le réaliser.» (p. 61) «À une exception près, les personnes interrogées […] désiraient un retour chez soi, dans leur appartement ou leur maison, au moment de quitter le centre de réadaptation. Pour elles, il n’y avait alors aucune autre option sérieusement envisageable. Leurs motivations ont un fort accent moral et identitaire. Il s’agit à tout prix de conserver leur autonomie et leur intimité, et de préserver leur lien avec leur conjoint lorsqu’elles sont en couple.» (p. 53-54) La décision «va à l’encontre de l’opinion des intervenants et/ou des enfants du couple quatre fois sur huit. C’est dire que les personnes cherchent à garder le contrôle sur leur destinée, autant que faire se peut.» (p. 57) «Leur autonomie repose sur des appuis, des supports ou des ressources qui leur donnent les moyens de réaliser leur projet, de maintenir, restaurer ou développer leurs capacités […]. Ces appuis, c’est d’abord le soutien des proches (conjoints, enfants et fratrie), par les services qu’ils rendent et la surveillance qu’ils exercent, ce sont aussi les ressources matérielles (achat de services, aménagement physique, résidence avec services), et les services professionnels offerts par les services publics, permettant d’accroître leurs capacités ou de compenser des limitations.» (p. 58)