Disparition de nations amérindiennes dans les registres de baptêmes, mariages et sépultures : quelle validité?

Disparition de nations amérindiennes dans les registres de baptêmes, mariages et sépultures : quelle validité?

Disparition de nations amérindiennes dans les registres de baptêmes, mariages et sépultures : quelle validité?

Disparition de nations amérindiennes dans les registres de baptêmes, mariages et sépultures : quelle validité?s

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Référence bibliographique [19810]

Delâge, Denys et Hubert, Claude. 2017. «Disparition de nations amérindiennes dans les registres de baptêmes, mariages et sépultures : quelle validité? ». Les Cahiers des Dix, no 71, p. 1-33.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’article tente de voir en quoi les registres (baptêmes, mariages, sépultures) du XVIIe siècle «ne répondent pas aux critères de validité pour la mesure et pour la généalogie de populations autochtones.» (p. 2)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur le Registre de Sillery et sur les données du Programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal.

Type de traitement des données :
Réflexion critique
Analyse de contenu

3. Résumé


Plusieurs éléments montrent en quoi l’étude des différents registres ne convient pas lorsqu’il s’agit d’étudier les populations autochtones. Premièrement, «[l]es Algonquins sont de tradition orale et nomade alors que les registres sont conçus pour imposer l’écrit à des sédentaires. Les systèmes de désignation des personnes chez les Amérindiens et chez les colons ne sont pas les mêmes. De même, les systèmes de parenté sont-ils à des années-lumière: chez les Algonquins, aucune association péché-sexualité, aucune préoccupation pour la filiation génétique paternelle, système de parenté bilinéaire et bilocal avec préférence pour la patrifiliation et patrilocalité, ce qui implique l’échange de femmes principalement, mais non pas exclusivement. Les formes du mariage ne correspondent pas à celles de l’Europe avec la polygynie et le divorce. [Ensuite], la parenté est classificatoire avec mariages de cousins croisés, ce qui implique que la définition des termes de la parenté n’est pas équivalente à celle de la tradition européenne (un père algonquin peut correspondre à un oncle français, une sœur algonquine correspondre à une cousine française, etc.). La parenté est extensive généalogiquement et géographiquement, ce qui comporte des échanges bilatéraux sur de grandes et parfois très grandes distances.» (p. 31)