Héritage ancillaire et recomposition des rapports de pouvoirs autour du travail domestique rémunéré dans le Québec contemporain : le cas de la ville de Québec

Héritage ancillaire et recomposition des rapports de pouvoirs autour du travail domestique rémunéré dans le Québec contemporain : le cas de la ville de Québec

Héritage ancillaire et recomposition des rapports de pouvoirs autour du travail domestique rémunéré dans le Québec contemporain : le cas de la ville de Québec

Héritage ancillaire et recomposition des rapports de pouvoirs autour du travail domestique rémunéré dans le Québec contemporain : le cas de la ville de Québecs

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Référence bibliographique [19793]

Recherches Féministes, vol. 30, no 2, p. 119-137.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans le présent article, nous proposons d’examiner quelques dynamiques récentes au cœur de la construction de cette nébuleuse des emplois domestiques.» (p. 120)

Questions/Hypothèses :
«Comment se reconfigurent les pratiques de travail domestique rémunéré au cours des dernières décennies, quelles filiations et quelles ruptures peut-on déceler par un regard sociohistorique posé sur cet ‘archipel’ […] des petits boulots féminins et souvent informels?» (p. 120)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Notre article s’appuie sur la recherche doctorale que nous avons terminée en 2015 qui portait sur les figures contemporaines du salariat domestique. À partir d’une enquête orale réalisée auprès d’une trentaine de femmes de la région de Québec, nées avant 1960, nous y avons exploré les trajectoires de travail domestique rémunéré, en rapport avec les parcours de vie.» (p. 120)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


L’auteure aborde deux sources de tension: «[l]a première tension met en jeu […] les tentatives de formalisation et […] la persistance de la personnalisation du rapport de travail dans le domaine domestique.[…] La seconde tension se révèle […] à travers l’opposition symbolique des registres du soin (care) et du service domestique […].» (p. 120) En ce qui a trait à la première source de tension, l’auteure écrit que, «[à] cheval entre sphères publique et privée, familiale et marchande, le travail domestique même rémunéré ne s’inscrit que problématiquement dans le cadre salarial. La référence plus ou moins implicite à la norme domestique ‒ gratuite ‒ demeure structurante dans l’ensemble de cette nébuleuse d’activités rémunérées, d’autant plus que les pratiques en question se situent souvent quelque part sur le continuum entre entraide et emploi.» (p. 122-123) Concernant la seconde source de tension, l’auteure explique que «[l]a lunette du care apporte en effet un éclairage particulier sur les enjeux symboliques de la division du travail domestique, entre femmes, mais elle constitue également un point de vue privilégié pour appréhender l’imbrication et la codétermination des rapports de domination. En d’autres termes, le care apparaît à la fois comme pivot de l’édification identitaire du genre et nœud (nexus) des rapports inégalitaires entre femmes.» (p. 129)