La récurrence chez les jeunes ayant reçu des services en protection de la jeunesse : l’exemple d’un centre jeunesse du Québec

La récurrence chez les jeunes ayant reçu des services en protection de la jeunesse : l’exemple d’un centre jeunesse du Québec

La récurrence chez les jeunes ayant reçu des services en protection de la jeunesse : l’exemple d’un centre jeunesse du Québec

La récurrence chez les jeunes ayant reçu des services en protection de la jeunesse : l’exemple d’un centre jeunesse du Québecs

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Référence bibliographique [19515]

On the Radar, vol. 2, no 1, p. 1-7.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Le présent document met de l’avant le projet Gestion fondée sur les indicateurs de suivi clinique, réalisé par le Centre de recherche sur l’enfance et la famille de l’Université McGill, lequel avait pour but de développer des «indicateurs longitudinaux de trajectoire de services pour les centres jeunesse.» (p. 1) L’objectif plus spécifique était de porter une attention particulière à la récurrence des signalements au sein des familles.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Afin de cibler les cas de récurrence, les données de 78 341 enfants et jeunes de l’ensemble du Québec ayant reçu des services d’application des mesures (AM) ou d’intervention terminale (IT) et dont le dossier a été fermé entre les années fiscales 2002 et 2011 ont été colligées. De ces 78 341, 4482 avaient reçu des services d’un centre jeunesse du Québec. Les 4482 cas ont donc ensuite été suivis pendant 12 mois pour tout nouveau signalement.» (p. 2)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Pour terminer, il importe d’abord de mentionner que les résultats relatifs à la récurrence sont globalement encourageants [...]. En effet, 82,7 % des dossiers ne reviennent pas dans les 12 mois après la fermeture en application des mesures. De ceux qui reviennent, dans 10,8 % (N=483) des cas, la sécurité et le développement sont jugés comme étant compromis. La majorité des dossiers récurrents sont par ailleurs des cas de négligence, secondé par les cas de trouble du comportement. De même, une plus grande proportion de dossiers ayant reçu un service précédent font l’objet de récurrence. Quant aux dossiers récurrents à l’intérieur de 6 mois, on constate une plus grande proportion de cas recevant des services pour trouble du comportement en comparaison avec les autres types de maltraitance. De plus, on note que pour les 0-12 ans, dont la plus grande proportion est prise en charge pour négligence, plus la durée de service précédent est longue, moins le taux de récurrence est élevé. Ainsi, il est possible d’émettre le constat que les cas récurant en deçà de 6 mois ne sont pas liés à la prise de décision, mais plutôt à la nature des cas.» (p. 5)