École québécoise, frontières ethnoculturelles et identités en milieu pluriethnique

École québécoise, frontières ethnoculturelles et identités en milieu pluriethnique

École québécoise, frontières ethnoculturelles et identités en milieu pluriethnique

École québécoise, frontières ethnoculturelles et identités en milieu pluriethniques

| Ajouter

Référence bibliographique [19511]

Magnan, Marie-Odile, Darchinian, Fahimeh et Larouche, Émilie. 2016. «École québécoise, frontières ethnoculturelles et identités en milieu pluriethnique ». Minorités linguistiques et société, no 7, p. 97-121.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude vise à mieux comprendre les processus par lesquels les jeunes construisent leur(s) identité(s) linguistique(s) et ethnoculturelle(s) au fil de leur parcours scolaire, à partir de socialisations plurielles provenant de l’interaction avec leurs pairs, divers intervenants scolaires, des membres de leur famille, etc. (Darmon, 2010).» (p. 103)

Questions/Hypothèses :
«Cet article se penche sur les questions centrales suivantes: La fréquentation des écoles de langue française à Montréal contribue-t-elle à la production d’un sentiment d’appartenance à la francophonie québécoise chez les jeunes issus de l’immigration qui les fréquentent? Comment se concrétise la construction identitaire des jeunes issus de l’immigration scolarisés à Montréal au fil des transitions scolaires et, plus spécifiquement, au fil de leur transition au postsecondaire? Comment se module leur rapport à la francophonie québécoise au fil de leurs transitions scolaires?» (p. 98)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est constituté de «37 jeunes issus de l’immigration qui ont été scolarisés en français à Montréal et qui ont effectué une transition au postsecondaire dans les institutions anglophones ou francophones (cégeps et universités).» (p. 99)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Cette étude «montre qu’une frontière vive se construit au secondaire entre ''francophones québécois'' et ''jeunes issus de l’immigration''. Or, lors de l’expérience du postsecondaire, les jeunes revisitent cette frontière et envisagent de nouvelles appartenances. Les données révèlent que les parcours identitaires au postsecondaire s’articulent différemment selon le secteur linguistique (université francophone ou anglophone) fréquenté par le jeune.» (p. 97) Le parcours identitaire «nous permet de constater que la frontière se construit et se maintient aussi par choix et pas seulement sous la contrainte du regard de l’''Autre'' majoritaire. La socialisation familiale et la possibilité d’interagir principalement avec des jeunes issus de l’immigration ou des étudiants étrangers semblent expliquer en partie ce maintien de la frontière. Il reste que les interactions et les rapports intergroupes qu’ils ont au postsecondaire les amènent à continuer de s’identifier à leur pays d’origine et à vouloir se distancier des ''francophones québécois''.» (p. 116)