Le droit, une source de violence envers les jeunes?

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Référence bibliographique [19506]

Les violences dans la vie des enfants et des adolescents : enjeux théoriques, méthodologiques et sociaux , sous la dir. de Simon Lapierre, Hamelin Brabant, Louise et Lessard, Geneviève, p. 161-176. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Le chapitre propose une réflexion sur le droit dans des contextes qui concernent les jeunes et la possibilité que ce cadre juridique leur impose une certaine violence.

Questions/Hypothèses :
«[P]eut-on évoquer que le droit soit […] source de violence pour les jeunes?» (p. 162)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«Le système de protection de la jeunesse ne […] nomme pas expressément [la pauvreté des enfants] et tend même à la masquer en individualisant la négligence parentale, par exemple. Le même phénomène s’observe dans le domaine de la délinquance juvénile, où la loi considère le jeune criminel comme un être violent et dangereux, […] voilant ainsi les problèmes sociaux sur lesquels se construit la contravention à la loi. [L]e droit contribue à une forme de violence structurelle en rendant des enfants et des adolescents responsables de leur pauvreté, de leur manque d’éducation, de leur exclusion sociale, de leurs malheurs.» (p. 174) En ce qui concerne plus précisément les aspects familiaux, le droit en protection de la jeunesse impose «une prise de position claire en faveur de la responsabilisation individuelle des parents [qui] est parfois nécessaire pour assurer la sécurité et le développement de l’enfant. Certes, il est possible d’arguer que les parents, souvent bien jeunes, sont aussi victimes de violence structurelle, mais dans l’immédiat, il y a un enfant vulnérabilisé […]. Si la LPJ [loi sur la protection de la jeunesse] n’est pas le lieu des revendications collectives, force est toutefois de constater qu’elle module et modèle l’intervention dans une perspective d’individualisation qui masque les inégalités sociales.» (p. 166)