''Fais donc comme font les autres'' : formation d’une culture élitaire dans une petite ville en industrialisation, Joliette 1860-1910

''Fais donc comme font les autres'' : formation d’une culture élitaire dans une petite ville en industrialisation, Joliette 1860-1910

''Fais donc comme font les autres'' : formation d’une culture élitaire dans une petite ville en industrialisation, Joliette 1860-1910

''Fais donc comme font les autres'' : formation d’une culture élitaire dans une petite ville en industrialisation, Joliette 1860-1910s

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Référence bibliographique [19347]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif [de ce mémoire] est de dresser le portrait le plus fidèle possible des stratégies et méthodes mises en place par les hommes et les femmes de l’élite [de la ville de Joliette au XIXe siècle] pour se distinguer en tant qu’individu, en tant qu’unité familiale et en tant que classe sociale.» (p. ii)

Questions/Hypothèses :
«En alliant des préoccupations nouvelles à des objets de recherche peu étudiés, nous en arrivons à nous demander: comment la sociabilité permet-elle la formation d’une culture élitaire à Joliette dans la deuxième moitié du XIXe siècle?» (p. 24)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est réalisée en utilisant un corpus composé de plusieurs types de sources. On y retrouve la correspondance familiale (200 lettres) de grandes familles, des centaines de numéros de deux quotidiens locaux (La Gazette de Joliette et L’Étoile du Nord), les procès-verbaux (139) de l’Institut d’artisans et association de bibliothèque de Joliette, en plus de nombreux recensements, d’annuaires des professions et des photos de la Collection de la Société d’histoire de Joliette-de-Lanaudière.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


À la lumière de ses recherches, l’auteure constate que «[l]es familles de l’élite accordent beaucoup d’importance à la création d’une mémoire collective positive autour du décès de l’un des leurs puisqu’elle favorise la reproduction de la lignée familiale sur plusieurs générations. L’héritage social, économique et culturel laissé par un défunt reflète les valeurs qui lui sont chères et qu’il a incarnées toute sa vie pour se distinguer: le travail, la respectabilité, l’honneur, la charité, la piété, etc. Ces valeurs se dégagent du comportement des bourgeois dès leur plus jeune âge et ont façonné leur identité tout au long de leur vie. Leur mariage, la naissance de leurs enfants, l’acquisition de leur résidence familiale, leur participation à des œuvres caritatives participent à renforcer leur appartenance à l’élite. En se distinguant de la sorte, ils rigidifient les frontières entre les classes et se maintiennent dans les sphères d’exercice du pouvoir. Le patrimoine matériel et immatériel que les bourgeois et bourgeoises laissent derrière eux est d’une grande valeur pour les historiens qui peuvent y déceler les traces de la construction de l’identité d’un individu, d’une famille, d’un réseau, d’une classe.» (p. 167)