L’argent ne fait pas le bonheur : les discours sur la société de consommation et les modes de vie à Montréal, 1945-1975

L’argent ne fait pas le bonheur : les discours sur la société de consommation et les modes de vie à Montréal, 1945-1975

L’argent ne fait pas le bonheur : les discours sur la société de consommation et les modes de vie à Montréal, 1945-1975

L’argent ne fait pas le bonheur : les discours sur la société de consommation et les modes de vie à Montréal, 1945-1975s

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Référence bibliographique [19295]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette thèse examine les discours sur la société de consommation à Montréal entre 1945 et 1975, soit pendant la période d’abondance relative surnommée les Trente Glorieuses.» (p. i)

Questions/Hypothèses :
«[L’étude] pose l’hypothèse d’une réticence plus grande des experts franco-québécois à la consommation de masse par rapport à leurs collègues anglophones.» (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Cette thèse s’appuie sur une vaste gamme de sources comprenant «périodiques grand public; magazines “féminins”; publications des institutions financières, des syndicats, de groupes gravitant plus ou moins loin de l’Église catholique, d’associations de parents, du milieu communautaire; mémoires en service social; rapports des commissions d’enquête gouvernementales […].» (p. i)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«De manière plus générale, plusieurs discours concurrents coexistent sur les rapports conjugaux et filiaux de même que sur les identités qui se construisent au sein du foyer. Cette situation rend difficile la tâche d’évaluer les conséquences de l’entrée dans la consommation de masse sur la construction tant du couple que de la masculinité et de la féminité. En effet, si certains commentateurs appellent à la collaboration des époux dans la gestion des finances familiales — ce qui aurait pour conséquence une perte de pouvoir pour les femmes traditionnellement chargées de cette tâche — d’autres préconisent, ou décrivent comme correspondant encore à une certaine proportion des ménages, des modes d’administration des finances familiales plus anciens, où les ménagères continuent de jouer un rôle de premier plan. En fait, les intervenants les plus conservateurs, s’opposant à la société de consommation, sont aussi ceux qui font allusion au partage “traditionnel” des rôles sexuels entre l’homme pourvoyeur et la ménagère administratrice du budget. Pris ensembles, ces discours laissent donc croire que les experts canadiens-français sont plus réfractaires que leurs collègues anglophones à des modèles de distribution de l’argent s’écartant de la forme ménagère-pourvoyeur, suivant lequel l’homme remet toute sa paye à son épouse.» (p. 351)