''L’union fait la force'' : les réseaux de famille, les mariages exogames et l’identité acadienne, 1881-1937

''L’union fait la force'' : les réseaux de famille, les mariages exogames et l’identité acadienne, 1881-1937

''L’union fait la force'' : les réseaux de famille, les mariages exogames et l’identité acadienne, 1881-1937

''L’union fait la force'' : les réseaux de famille, les mariages exogames et l’identité acadienne, 1881-1937s

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Référence bibliographique [19284]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette thèse s’intéresse à la définition de l’identité acadienne et à la négociation de l’appartenance au groupe au tournant du 20e siècle.» (p. v)

Questions/Hypothèses :
L’étude est basée sur la question suivante: «Comment […] définir l’appartenance d’une culture en évolution et l’exogamie d’un groupe hétérogène?» (p. v)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude est basée sur de la documentation issue du Centre d’études acadiennes Anselme-Chiasson de l’Université de Moncton, sur diverses collections d’archives de l’Université de la Louisiane et sur des publications gouvernementales canadiennes de l’époque.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«En réaction aux changements socioéconomiques de la fin du 19e siècle et aux transformations culturelles qui en découlent, les membres du premier mouvement nationaliste affirment que l’union fera leur force. Resserrer les liens entre les membres de la ''grande famille acadienne'' est ainsi une stratégie nécessaire à ce qu’ils envisagent comme leur survivance culturelle. […] Les femmes, dans ce contexte, sont considérées comme les ''gardiennes de la race''. Elles sont responsables d’assurer le maintien des frontières du groupe et de la survivance culturelle. Le mariage est ainsi interprété comme une occasion de renforcer l’union de la grande famille acadienne. Le mariage à l’extérieur du groupe est représenté comme une ouverture à l’assimilation. Dans le contexte du projet national, l’exogamie n’est pas considérée comme une occasion de créer un lien intime avec une autre communauté, car l’interaction appropriée avec l’Autre doit se faire à l’extérieur du foyer. […] Dans ce contexte, le mariage mixte n’est qu’un exemple de la redéfinition d’une appartenance au groupe. La création d’un lien intime avec une autre communauté révèle considérablement les rapports de forces qui ont une influence sur les décisions personnelles des Acadiens et Acadiennes à cette époque. En plus de l’amélioration de leur situation personnelle, ils doivent également juger l’apport du mariage à la famille, à la communauté, à l’Église, à l’État et à la nation.» (p. 282)