Développement et déterminants précoces de la connaissance des nombres et des habiletés mathématiques à l’enfance

Développement et déterminants précoces de la connaissance des nombres et des habiletés mathématiques à l’enfance

Développement et déterminants précoces de la connaissance des nombres et des habiletés mathématiques à l’enfance

Développement et déterminants précoces de la connaissance des nombres et des habiletés mathématiques à l’enfances

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Référence bibliographique [19204]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette thèse par articles «vise à établir des trajectoires de développement de la connaissance des nombres dès l’âge préscolaire, et à identifier des prédicteurs cognitifs et familiaux précoces de l’appartenance à une trajectoire à risque de difficultés en mathématiques.» (p. 20) Le premier article «examine le développement de la connaissance des nombres de l’âge préscolaire au début de l’école primaire. L’étude détermine également la capacité de la connaissance des nombres à prédire le rendement en mathématiques, et investigue les facteurs associés à une trajectoire d’enfants à risques de difficultés en mathématiques.» (p. 23) Le second article «investigue la stabilité et les variations de la contribution génétique et environnementale aux différences individuelles de la connaissance des nombres durant la transition de l’âge préscolaire à l’entrée scolaire, et de son association prédictive au rendement en mathématiques à la fin de l’école primaire.» (p. 52)

Questions/Hypothèses :
«De façon générale, la présente thèse souhaite répondre à la question suivante: quels sont les déterminants précoces associés au développement de la connaissance des nombres et des habiletés en mathématiques?» (p. 20)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Dans le cadre de [premier article], des trajectoires de développement de la connaissance des nombres ont été établies entre l’âge de 4 et 7 ans auprès de 1597 enfants. […] Ces enfants ont été comparés aux autres sur leurs compétences en mathématiques à 8 et 10 ans, et ont également été évalués sur différents aspects de leur environnement familial et sur leurs habiletés cognitives à 41 mois.» (p. iii) «L’échantillon [du deuxième article] est issu de l’Étude des jumeaux nouveau-nés du Québec (EJNQ). Les jumeaux ont été évalués sur leurs connaissance des nombres à l’âge préscolaire (5 ans) et en 1re année (7 ans); et les enseignants ont rapporté le rendement en mathématiques de chacun des jumeaux en 4e et 6e année (10 et 12 ans).» (p. 52) Cet échantillon compte 662 paires de jumeaux.» (p. iii)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les résultats [du premier article] montrent que les enfants avec une faible connaissance des nombres à l’âge préscolaire demeurent avec un rendement en mathématiques inférieur à celui des autres enfants et ce, jusqu’à la fin de l’école primaire. Ces enfants se caractérisent d’ailleurs par un revenu familial moindre, une faible scolarité du père, et des habiletés visuospatiales, une capacité de rétention et un développement cognitif général inférieurs à ceux des autres enfants. De plus, [les résultats du deuxième article] montrent que l’environnement commun aux jumeaux (p.ex., l’éducation familiale) explique principalement les variations individuelles de la connaissance des nombres à l’enfance alors qu’en vieillissant, ces variations s’expliquent davantage par les facteurs génétiques et spécifiques à l’environnement de chaque individu. Ces résultats sont similaires pour les garçons et les filles. Les résultats montrent également que la variance génétique est associée à la stabilité de la connaissance des nombres et à son association prédictive au rendement en mathématiques. Ces facteurs génétiques expliquent aussi des changements qui sont spécifiques au rendement en mathématiques, ce qui suggère l’apport de nouveaux gènes au rendement en mathématiques à la fin de l’école primaire. Les facteurs de l’environnement, commun et unique à chacun des jumeaux, contribuent tous deux à la stabilité de l’association entre la connaissance des nombres et le rendement en mathématiques, sans apport additionnel significatif de ces facteurs après la période préscolaire. Ensemble, les résultats de cette thèse révèlent que la période préscolaire s’avère la plus propice pour intervenir auprès d’enfants afin de prévenir les difficultés en mathématiques.» (p. iii)