Prendre des risques jusqu’à devenir pères? : la sexualité des jeunes contrevenants

Prendre des risques jusqu’à devenir pères? : la sexualité des jeunes contrevenants

Prendre des risques jusqu’à devenir pères? : la sexualité des jeunes contrevenants

Prendre des risques jusqu’à devenir pères? : la sexualité des jeunes contrevenantss

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Référence bibliographique [17541]

Laurier, Catherine et Bériault, Manuelle. 2016. «Prendre des risques jusqu’à devenir pères? : la sexualité des jeunes contrevenants ». Défi jeunesse, vol. 22, no 2, p. 14-21.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Les deux auteures tentent «de comprendre comment les rapports sexuels ayant entraîné une grossesse peuvent être liés à l’adoption d’autres comportements à risque chez les jeunes contrevenants et à certains traits de leur personnalité.» (p. 14)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon à l’étude est constitué de 147 adolescents âgés de 14 à 20 ans (moyenne 17,1 ans), dont 77% étaient placés en garde au moment de l’étude et 23% bénéficiaient d’un suivi en communauté. Ajoutons qu’une proportion importante des jeunes de l’échantillon rapportent être ou avoir été associés à un gang de rue (40%; n=59).» (p. 15)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Les recherches montrent «que les jeunes contrevenants ont une initiation précoce à la sexualité. […] La sexualité plus précoce s’accompagne de plus de risques à la fois de contracter une ITSS [infection transmise sexuellement et par le sang] et d’être responsable d’une grossesse, notamment en raison d’une association avec un plus faible taux d’utilisation du condom. […] Alors que plus d’un jeune contrevenant sur trois (36%) a révélé avoir déjà été responsable d’une ou plusieurs grossesses, cette proportion chez ceux qui se disent associés à un gang de rue augmente à plus d’un sur deux (53%). […] De plus, ceux qui sont pères sont plus souvent associés à un gang de rue (7/11), suggérant que le mode de vie propre à ces groupes puisse attirer des adolescents qui démontrent par ailleurs une plus grande propension à s’engager dans des comportements risqués et à moins considérer les conséquences qui pourraient en découler.» (p. 19) «Finalement, devant ce nombre considérable de jeunes contrevenants ayant déjà été responsables d’une grossesse dans l’échantillon étudié, il est possible d’émettre l’hypothèse que ces jeunes agissent sans trop se soucier des conséquences à cause d’une ''urgence de vivre'', voire de se reproduire pour contrer les risques pris quant à leur vie par leurs activités délinquantes.» (p. 20)