La grand-parentalité au Québec des années 1950 à nos jours. Les baby-boomers, de petits-enfants à grands-parents

La grand-parentalité au Québec des années 1950 à nos jours. Les baby-boomers, de petits-enfants à grands-parents

La grand-parentalité au Québec des années 1950 à nos jours. Les baby-boomers, de petits-enfants à grands-parents

La grand-parentalité au Québec des années 1950 à nos jours. Les baby-boomers, de petits-enfants à grands-parentss

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Référence bibliographique [17162]

Olazabal, Ignace. 2015. «La grand-parentalité au Québec des années 1950 à nos jours. Les baby-boomers, de petits-enfants à grands-parents». Dans Les baby-boomers, une histoire de familles : Une comparaison Québec-France , sous la dir. de Catherine Bonvalet, Oris, Michel et Olazabal, Ignace, p. 231-260. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce chapitre se penche sur «les changements advenus dans les représentations sociales et les pratiques de l’exercice grand-parental au cours des soixante dernières années, soit à partir du moment où les premiers enfants du baby-boom étaient des petits-enfants – dans les années 1950 – jusqu’à nos jours, alors qu’ils sont à leur tour devenus des grands-parents.» (p. 254-255)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est constitué de trente-quatre «grands-parents québécois d’origines canadienne-française, juive ashkénaze et italienne à Montréal […].» (p. 234)

Instruments :
Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Selon l’auteur, «[l]’exercice contemporain de la grand-parentalité se distingue avant tout par son caractère proactif, puisque les grands-parents sont ceux qui suscitent et entretiennent la relation intergénérationnelle. Il constitue l’aboutissement d’un rôle social dans lequel l’affection et l’entraide sont au centre de la relation. En effet, la qualité de ces relations s’est considérablement transformée au cours des siècles, passant d’une attitude relativement distante entre les grands-parents et les petits-enfants à ce que nous qualifierons d’une proximité immédiate et personnalisée faite de plaisir et d’amour, la grand-parentalité gâteau. Cette transformation s’est réalisée au Québec plus abruptement qu’en France, étant l’œuvre des baby-boomers qui ont pu bénéficier, pour ce faire, de la transition démographique et du passage de la famille des collatéraux à celle dite beanpole. […] Au Québec, le développement de l’État-providence, qui émerge avec la Révolution tranquille, a dégagé l’espace requis pour le développement de l’individu, lequel dépend moins de la famille et plus de l’État – et désormais de lui-même. Si cela a contribué au relâchement des liens familiaux, et notamment aux aspects les plus contraignants, ces liens ne sont pas rompus pour autant. Ils sont désormais négociés. Les baby-boomers négocieront ainsi la place de la famille parmi diverses activités.» (p. 255)