Mutations familiales, révolution tranquille et autres ''révolutions''

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Référence bibliographique [17161]

Les baby-boomers, une histoire de familles : Une comparaison Québec-France , sous la dir. de Catherine Bonvalet, Oris, Michel et Olazabal, Ignace, p. 17-52. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Après avoir rappelé brièvement les principales caractéristiques de notre baby-boom, une esquisse du contexte sociohistorique qui marque le Québec des années 1945 à 1990 sera présentée. Ces préambules posés, cet article sera centrée sur les principaux changements familiaux concernant la fécondité et la nuptialité, l’enfance et la vie parentale et conjugale: à l’aide de données […] j’examinerai, dans les générations des parents et des enfants du baby-boom, les mutations des comportements familiaux.» (p. 18)

Questions/Hypothèses :
«Jusqu’à quel point ce contexte [la Révolution tranquille, la révolution contraceptive et la révolution féministe] a-t-il concerné et influencé les familles. Quel rôle ont joué les baby-boomers dans ces ‘révolutions’ et dans ces changements familiaux? En ont-ils été les ‘artisans’ ou les ‘accompagnateurs’?» (p. 18)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Selon l’auteure, «[l]’ampleur et la rapidité des changements qui ont marqué la vie des baby-boomers québécois autorisent à qualifier de ‘mutations’ les transformations de la vie familiale qui ont eu cours dans la seconde moitié du XXe siècle.» (p. 48) «En somme, de façon paradoxale, les parents du baby-boom ont été les initiateurs de la baisse de la fécondité: ils ont eu des familles moins nombreuses que la génération précédente. Rappelons toutefois que les taux élevés de fécondité des parents du baby-boom s’expliquent par le fait qu’alors plus de couples se sont formés et que la plupart ont eu des enfants. Avec l’arrivée d’une contraception efficace, les baby-boomers ont suivi la vague: ils ont été de fervents partisans du contrôle des naissances et ont contribué à un retour de l’infécondité. Pour ce qui est de la chute de la nuptialité légale, les enfants du baby-boom en sont les véritables artisans. Mais leurs mères avaient ‘préparé le terrain’ de façon latente, dans le secret des maisonnées, en se rebellant contre l’Église et la famille patriarcale. Après 1970, assez souvent, les parents de baby-boomers suivront leurs enfants en les accompagnant dans la voie du démariage.» (p. 50)