Problèmes de comportement chez l’enfant victime d’agression sexuelle : le rôle de l’attachement

Problèmes de comportement chez l’enfant victime d’agression sexuelle : le rôle de l’attachement

Problèmes de comportement chez l’enfant victime d’agression sexuelle : le rôle de l’attachement

Problèmes de comportement chez l’enfant victime d’agression sexuelle : le rôle de l’attachements

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Référence bibliographique [13270]

Zephyr, Lory, Cyr, Chantal, Hébert, Martine, Bernier, Annie et Beaudoin, Geneviève. 2015. «Problèmes de comportement chez l’enfant victime d’agression sexuelle : le rôle de l’attachement ». Revue canadienne des sciences du comportement / Canadian Journal of Behavioural Science, vol. 47, no 1, p. 91-101.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de la présente étude est donc d’examiner la relation entre l’attachement, le sentiment de compétence parentale et la présence de problèmes intériorisés et extériorisés chez des enfants victimes d’AS [agression sexuelle].» (p. 92)

Questions/Hypothèses :
«Nous émettons donc tout d’abord l’hypothèse que plus le parent démontre un faible sentiment de compétence, plus l’enfant présentera un attachement de type insécurisant. Nous formulons également l’hypothèse que plus le parent a un faible sentiment de compétence parentale, et l’enfant, un score d’insécurité d’attachement élevé, plus ce dernier sera à risque de présenter des problèmes et des troubles de comportement intériorisés et extériorisés.» (p. 94)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon est constitué de 96 enfants âgés entre 3 et 6 ans (84 filles et 12 garçons) et leur mère. L’âge moyen des enfants victimes est de 4,83 ans (É.-T.=0,88) et celui des mères est de 30,91 ans (É.-T.=6,11).» (p. 94)

Instruments :
- Family Empowerment Scale (FES)
- Tri-de-cartes
- Indices de détresse psychologique (IDPESQ)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les résultats de notre étude montrent que plus un enfant victime d’AS aura développé un attachement sécurisant envers son parent, moins il présentera de problèmes ou de troubles intériorisés ou extériorisés. […] Les résultats montrent également que le sentiment de compétence parentale, c’est-à-dire la perception qu’a le parent de sa capacité à aider son enfant et du soutien qu’il lui offre, n’est pas un des éléments-clés de l’adaptation chez des enfants victimes d’AS, à l’exception des troubles extériorisés. […] À l’inverse, nos résultats montrent un lien entre la perception de soutien maternel fourni à l’enfant et la présence de symptômes cliniques extériorisés. Les enfants inclus dans la catégorie ’trouble clinique’ présentent des problèmes de comportement plus sévères ou plus nombreux que les autres enfants. Aussi, les symptômes extériorisés sont généralement clairement plus visibles que ceux de nature intériorisée, ce qui peut d’ailleurs affecter la prévalence du type de comportements rapportés par la mère. Pour ces raisons, il est possible que pour être en mesure d’offrir un degré élevé de soutien à leur enfant, les mères de notre échantillon doivent être en présence d’enfants qui présentent un nombre important, voire clinique, de problèmes de comportement.» (p. 97-98)