Vulnérabilité et stigmatisation des enfants non normatifs dans l’expression de leur genre

Vulnérabilité et stigmatisation des enfants non normatifs dans l’expression de leur genre

Vulnérabilité et stigmatisation des enfants non normatifs dans l’expression de leur genre

Vulnérabilité et stigmatisation des enfants non normatifs dans l’expression de leur genre

| Ajouter

Référence bibliographique [13208]

Susset, Françoise. 2014. «Vulnérabilité et stigmatisation des enfants non normatifs dans l’expression de leur genre ». Revue Québécoise de Psychologie, vol. 35, no 3, p. 113-136.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans le but de mieux percevoir la centralité du concept de ‘genre’ comme objet d’oppression, des notions fondamentales associées à la question de la stigmatisation de l’expression de genre sont d’abord avancées, pour ensuite traiter de la différence qui existe entre les filles et les garçons lorsqu’il s’agit d’évaluer le degré de transgression des normes associées au genre. L’impact sur la relation parent-enfant pour les enfants qui ne se conforment pas aux normes de genre est ensuite abordé, suivi du traitement que font les différentes versions du DSM (American Psychiatric Association, 1994, 2013) dans la représentation de cette différence. Finalement, l’influence négative de cette stigmatisation sur la santé mentale des jeunes est abordée de même qu’une remise en question de la nécessité de développer à tout prix une expression de genre normative.» (p. 113)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«Traversant de nombreuses disciplines, le phénomène de l’expression de genre non normative chez les enfants et les adolescents suscite des controverses et nourrit des débats passionnés. Au coeur de ces débats se trouvent des jeunes, enfants et adolescents, qui tentent tant bien que mal de s’épanouir en développant des champs d’intérêt diversifiés pour des activités, des jeux et des amis. Présumés gais, lesbiennes, bisexuels ou transgenres, des jeunes contraints à des normes de masculinité et de féminité souvent oppressives, subissent des agressions aux lourdes conséquences psychologiques et sociales» (p. 129) «D’Augelli et ses collaborateurs (2002) [ont] identifié que pour ce qui est des facteurs agissant sur la santé mentale de l’adolescent, la qualité de la relation avec les parents était plus importante encore que la relation aux pairs. De plus, le degré de conflit entre les parents quant à l’acceptation de l’enfant LGB [lesbienne, gai ou bisexuel], influencerait le niveau de détresse psychologique de ce dernier. Le fait d’avoir au moins un parent qui démontre une attitude positive envers sa différence semble être un facteur de protection pour l’enfant LGB.» (p. 119-120)