L’intimité amoureuse et sexuelle chez les agresseurs sexuels : profil des dispositions et contribution dans l’agissement de comportements sexuels délictuels

L’intimité amoureuse et sexuelle chez les agresseurs sexuels : profil des dispositions et contribution dans l’agissement de comportements sexuels délictuels

L’intimité amoureuse et sexuelle chez les agresseurs sexuels : profil des dispositions et contribution dans l’agissement de comportements sexuels délictuels

L’intimité amoureuse et sexuelle chez les agresseurs sexuels : profil des dispositions et contribution dans l’agissement de comportements sexuels délictuelss

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette thèse [par articles] porte sur les déficits d’intimité que présentent les agresseurs sexuels avec les partenaires amoureux.» (p. xii) Le [premier] article recense la littérature théorique et empmque afin de mieux définir les dispositions à l’intimité des agresseurs sexuels, et comprendre comment elles sont reliées à leurs comportements d’agression sexuelle.» (p. 24) «Le premier objectif [du deuxième] article consiste à identifier les facteurs du développement familial et social des agresseurs sexuels qui sont susceptibles d’influencer la formation de leur concept de soi sexuel. Le deuxième objectif est d’élaborer des profils d’agresseurs sexuels sur la base du concept de soi sexuel[.] Le premier objectif [du troisième article] est d’examiner l’attachement amoureux et les dispositions à l’intimité générale et sexuelle d’hommes agresseurs sexuels, délinquants non sexuels, et non délinquants, afin d’évaluer la spécificité des déficits présentés par les agresseurs sexuels. Le deuxième objectif consiste à déterminer si les dispositions à l’intimité varient selon les types d’agresseurs sexuels. Enfin, le dernier objectif est de vérifier l’association entre les dispositions à l’intimité des agresseurs sexuels et leur risque de récidive sexuelle.» (p. 16-17)

Questions/Hypothèses :
«The following hypotheses were tested [in the third article]: (1) Sex offenders are likelier than control groups to show general intimacy deficits. (2) Sex offenders are likelier than control groups to present a less positive sexual self-concept and sexual functioning, as well as a history of childhood sexual victimization. The expression ’romantic partners’, as it is used in relation to sex offenders, refers to intimate partners, who are more or less invested emotionally by sex offenders, in the context of a romantic relationship. The level of investment and the underlying motives driving the investment of the partner may differ markedly from those that can be found among the general population. (3) Sex offenders will be differentiated from the combined control group on the basis of poorer intimacy dispositions, attachment, sexual self-concept, and sexual functioning, and a history of childhood sexual victimization. (4) Among sex offenders, distinct profiles of intimacy dispositions and attachment (i.e. a lower capacity for intimacy, higher intimacy avoidance and anxiety of abandonment, lower sexual functioning, and weaker sexual self-concept) will be found. (5) Among sex offenders, sexual recidivism risk will be associated with problematic intimacy dispositions that characterize sex offenders, and will vary according to sex offenders’ dispositions toward intimacy.» (p. 142)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les deux premiers articles reposent sur de la littérature secondaire tandis que le troisième article se basent sur des «données de 195 agresseurs sexuels, 113 délinquants non sexuels et 107 non-délinquants [...].» (p. 131)

Instruments :
- Questionnaire portant sur des variables sociodémographiques, relationnelles, et sur les expériences de victimisation durant l’enfance (Article 3)
- PAIR-M (Article 3)
- Experiences in Close Relationships (Article 3)
- Derogatis Sexual Functioning Inventory (Article 3)
- Sexuality Scale (Article 3)

Type de traitement des données :
Réflexion critique (Articles 1 et 2)
Analyse statistique (Article 3)

3. Résumé


La «première étude a permis de démontrer la présence de déficits d’intimité chez les agresseurs sexuels, mais leur nature, leur spécificité, et leur contribution dans les problématiques d’agression sexuelle doivent être précisées. [Dans le deuxième article, à] partir des facteurs identifiés et des caractéristiques connues de l’expérience sexuelle des agresseurs sexuels, quatre profils de dispositions à la sexualité sont élaborés afin d’intégrer la notion du concept de soi sexuel. Les profils des violeurs font ressortir des failles relatives à la masculinité négative et à l’hypermasculinité, alors que les profils des agresseurs sexuels d’enfants concernent le sentiment d’inadéquation et des préoccupations sexuelles fixées. [...] Les résultats de [la troisième] étude signalent la présence de déficits d’intimité spécifiques chez les agresseurs sexuels: une anxiété marquée à l’abandon, une faible estime de soi sexuelle, et la dépression sexuelle. Cependant, l’identification de profils empiriques de dispositions à l’intimité suggère que l’expression et l’intensité des déficits d’intimité varient chez ceux-ci. L’analyse de la relation entre les déficits d’intimité et le risque de récidive sexuelle montre que l’anxiété d’abandon - un déficit d’intimité spécifique aux agresseurs sexuels - est associée à la propension à agir des comportements d’agression sexuelle. Cette étude confirme la présence de déficits d’intimité amoureuse chez les agresseurs sexuels, et suggère que des aspects circonscrits de l’intimité contribuent à la délinquance sexuelle.» (p. vii-viii)