Intimité au Québec : étude ethnographique d’un réseau personnel

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette recherche a pour objectif général de rendre compte de l’expérience de l’intimité, de la famille à l’amitié, tel qu’elle est quotidiennement vécue dans la vie de différentes personnes dans mon réseau personnel.» (p. i)

Questions/Hypothèses :
«Quelles sont les formes d’intimité, les conventions et les idéaux dans mon réseau? Quelles expériences en transgressent les frontières? […] Comment certains objets et lieux sont-ils investis dans mon réseau? Quelles conceptions de l’intimité sont impliquées par ces objets et lieux? […] Comment s’effectue la médiation de l’intimité à travers les réseaux personnels? Comment composons-nous avec les relations de groupe et avec nos appartenances multiples?» (p. 57)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon compte treize participants et participantes. «Ceux-ci sont majoritairement dans la vingtaine et la trentaine, et habitent la région métropolitaine de Montréal. Beaucoup sont queer, et la plupart appartiennent à un groupe d’ami-es sous étude.» (p. 4)

Instruments :
- Guide d’entretien individuel
- Guide d’entretien de groupe

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Mes analyses explorent d’abord les formes d’intimité caractérisant mon réseau, tant conventionnelles, comme le couple et la famille, que moins conventionnelles, comme le célibat. Ainsi, je me penche sur certaines normes d’intimité, comme celle du couple, en analysant comment elles s’accomplissent, produisent du sens et ont des effets inégaux sur différents sujets. Mes analyses lient des idéaux à des pratiques concrètes et matérielles, notamment l’investissement de l’intimité dans la maison et la propriété privée. Je me tourne également vers certaines formes d’intimité moins souvent abordées, principalement les petits groupes d’amis. J’aborde la communication de manière à décentrer le dévoilement de soi entre deux personnes, souvent perçu comme élément central à l’intimité (Jamieson, 1998), et à prendre en compte les dynamiques de groupe et leurs effets de pouvoir. Ciblant l’idéal de dévoilement, j’analyse en quoi il s’articule à des normes (de couple, familiales, des groupes d’amis) et côtoie différentes autres pratiques communicationnelles comme celles impliquant les médias mobiles et numériques. En guise de discussion finale, je reviens sur les grandes lignes du projet et je développe une réflexion sur les défis posés par la combinaison d’approches critiques et ethnographiques.» (p. i-ii)