Trois perspectives lesbiennes féministes articulant le sexe, la sexualité et les rapports sociaux de sexe: Rich, Wittig, Butler

Trois perspectives lesbiennes féministes articulant le sexe, la sexualité et les rapports sociaux de sexe: Rich, Wittig, Butler

Trois perspectives lesbiennes féministes articulant le sexe, la sexualité et les rapports sociaux de sexe: Rich, Wittig, Butler

Trois perspectives lesbiennes féministes articulant le sexe, la sexualité et les rapports sociaux de sexe: Rich, Wittig, Butlers

| Ajouter

Référence bibliographique [12620]

Brossard, Louise. 2004. Trois perspectives lesbiennes féministes articulant le sexe, la sexualité et les rapports sociaux de sexe: Rich, Wittig, Butler. Coll. «Cahiers de l’IREF», no 14. Montréal: Institut de recherche d’études féministes.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Notre recherche s’intéressera principalement aux théories de trois auteures féministes, Adrienne Rich, Monique Wittig et Judith Butler, qui ont politisé l’hétérosexualité en articulant, de façon différente, le sexe, la sexualité et les rapports sociaux de sexe.» (p. xi)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise les textes écrits de trois auteures féministes: Adrienne Rich, Monique Wittig et Judith Butler.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«Afin de donner leur pleine mesure aux liens inextricables qui unissent hétérosexualité et patriarcat, nous adoptons le concept d’hétéropatriarcat. Plusieurs institutions sociales – entre autres, la famille, le mariage, le couple, etc. – et modes d’organisation sociale – entre autres, la division (sexuelle) du travail, la répartition des temps sociaux, les politiques sociales, etc. – sont fondés sur l’hétéropatriarcat, c’est-à-dire qu’ils postulent l’hétérosexualité en même temps que la bicatégorisation des sexes. Dans tous ces cas, le sexe et l’hétérosexualité naturalisés servent de justification pour masquer une situation d’oppression, de domination et d’inégalité. À ce titre, on utilisera le concept de complémentarité entre les hommes et les femmes pour normaliser la hiérarchie entre les sexes. […] Historiquement, cette vision d’une incomplétude, par essence, de chacun des deux sexes a servi à justifier le confinement des femmes dans la sphère privée alors que la sphère publique est occupée essentiellement par des hommes. Or, cette division entre le privé et le public n’est pas sans conséquence puisqu’elle a, d’une part, présidé à la négation de droits formels aux femmes […] et, d’autre part, a exclu les femmes de la scène politique. Ainsi, […] la notion de complémentarité entre les sexes cache la subordination d’un groupe – les femmes – à l’autre – les hommes.» (p. 128-129)