Ni hypersexualisées ni voilées! Tensions et enjeux croisés dans les discours sur l’hypersexualisation et le port du voile ''islamique'' au Québec

Ni hypersexualisées ni voilées! Tensions et enjeux croisés dans les discours sur l’hypersexualisation et le port du voile ''islamique'' au Québec

Ni hypersexualisées ni voilées! Tensions et enjeux croisés dans les discours sur l’hypersexualisation et le port du voile ''islamique'' au Québec

Ni hypersexualisées ni voilées! Tensions et enjeux croisés dans les discours sur l’hypersexualisation et le port du voile ''islamique'' au Québecs

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Référence bibliographique [11992]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette thèse identifie une cooccurrence des discours à propos de l’hypersexualisation des jeunes filles et ceux concernant le port du voile islamique qui sont, depuis quelques années, au cœur des préoccupations sociales au Québec comme ailleurs en Occident.» (p. iii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«[L]e port du voile est fréquemment discrédité comme un symbole d’inégalités entre les hommes et les femmes et une prescription communautaire et familiale plutôt que religieuse - et c’est en partie sur cette base que l’argument de la piété, souvent avancé par des femmes voilées, est rejeté.» (p. 89-90) L’aspect familial est surtout abordé lorsqu’il est question d’hypersexualisation, de pornographie et du contrôle parental. Pour l’auteure, les discours sont sans nuance: «[les parents], à l’instar de la société toute entière, feraient mieux de s’y [la sexualité sur le web] intéresser s’ils veulent protéger leurs enfants, ou plutôt, sauver leurs filles des dangers que présente la ‘mauvaise’ sexualité sur Internet.» (p. 136) L’auteure note ainsi que «[l]es discours médiatiques sur l’hypersexualisation font état d’une crise morale, familiale, sociale qui serait notamment provoquée par la mise à mal des frontières entre parents et enfants, entre adultes et adolescent-es. Il importe ainsi de rétablir l’autorité et les rapports hiérarchisés existants en accroissant notamment la surveillance et le contrôle des parents sur le monde des jeunes et leur usage des technologies médiatiques […].» (p. 142)