La représentation des pionniers et des pionnières dans les récits sur les origines nationales au Canada français

La représentation des pionniers et des pionnières dans les récits sur les origines nationales au Canada français

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Référence bibliographique [11953]

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La figure des ‘pionniers’ et des ‘pionnières’ est devenue un référent culturel identitaire fondamental dans le développement de la mémoire collective québécoise. Nous montrons que ces objets culturels s’intègrent et participent à la représentation identitaire imaginée et conçue à l’intérieur d’un discours visant à affirmer une identité fondée en bonne partie sur l’histoire des Canadiens issus de l’immigration française du XVIIe siècle.» (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise des livres d’histoire datant des XIXe et XXe siècles.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«Au cours des XIXe et XXe siècles, les historiens canadiens ont ressenti le besoin de prouver la qualité, souvent l’exemplarité, des premiers immigrants français en Nouvelle-France. Comme nous l’avons montré, cette préoccupation relevait d’une idéologie nationaliste et conservatrice, qui utilisait un imaginaire dans lequel existaient des ‘civilisations’ à l’intérieur desquelles évoluaient des peuples dotés de qualités physiques et morales plus ou moins stables et partagées et qui se transmettaient de génération en génération.»(p. 81) L’auteure remarque que «[l]a représentation de la mère et de son mari est […] utile aux discours qui soutiennent la complémentarité des rôles de l’homme et de la femme dans la réussite de l’entreprise familiale. […] La représentation de l’expérience particulière des pionnières contribue à la construction d’une conscience collective nationale distincte. C’est donc par l’entremise de la mère, pilier de la famille tout en étant soumise au pouvoir du mari, que la nation assure la pérennité de son identité. La famille est le pivot de l’enracinement territorial et la mère, le principal agent de transmission de la tradition et de la culture. C’est ainsi que le discours historien sur les origines nationales se développe aussi en discours sur les devoirs patriotiques de la femme (veiller à l’âme et aux bons soins de sa famille) et le sens familial.» (p. 87)