Parenté fluide : la quête des origines au Brésil et au Québec. Dialogue entre parenté, droit et science

Parenté fluide : la quête des origines au Brésil et au Québec. Dialogue entre parenté, droit et science

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Parenté fluide : la quête des origines au Brésil et au Québec. Dialogue entre parenté, droit et sciences

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le but de cette thèse est de souligner l’importance de mettre en perspective ces échanges entre la parenté, le droit et la science pour comprendre les réalités complexes que nous vivons aujourd’hui.» (p. iii)

Questions/Hypothèses :
«Plusieurs – dont certaines sont d’ailleurs partagées par la société en général – guident cette recherche. Que signifie chercher son origine? S’agit-il d’une réification du biologique, d’un besoin instinctif ou encore de la conséquence d’un cas d’échec de l’adoption. Le refus ou l’absence de désir de connaître ses origines serait-il une manière de privilégier l’aspect social et culturel de la famille? Le choix de rechercher ses origines doit-il être analysé comme un choix individuel, une question identitaire? Quel droit doit prévaloir – le droit à l’information, ou à l’intimité?» (p. 10)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Dans le cadre de cette étude, 22 familles (11 au Québec et 11 au Brésil) ayant adopté un enfant ont accepté de participer au projet.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Dans un contexte de relations familiales et d’intimité, les origines sont appréhendées au-delà de l’opposition entre le secret et la transparence. Elles reflètent plutôt la négociation dans la construction de la famille et de la parenté, à travers une combinaison complexe d’éléments chargés de valeurs opposées, mais conciliables.» (p. 10) À la lumière de ses recherches, l’auteure conclut que «même si la quête des origines est, en dernière instance, une décision individuelle, il s’agit d’une expérience que doit être précisée au cœur de la famille. Avoir un espace de dialogue pour partager la décision et les retrouvailles semble être un élément indispensable de cette équation. Parmi mes interlocuteurs, découvrir précocement le fait d’être adopté était aussi important que de pouvoir parler avec leurs parents adoptifs d’une possible quête des origines biologiques. Pour la quête hypothétique des origines des personnes issues d’un don de gamètes, malgré le fait que d’autres études ont montré qu’il y avait une tendance à garder le secret sur les conditions de la conception, mes interlocuteurs semblaient plutôt ouverts à parler du tiers donneur à leurs enfants. Cependant, ils ne savaient pas trop comment aborder ce sujet, encore peu débattu.» (p. 239)