Changement psychologique des hommes qui exercent de la violence conjugale

Changement psychologique des hommes qui exercent de la violence conjugale

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Changement psychologique des hommes qui exercent de la violence conjugales

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Référence bibliographique [11449]

Revue Québécoise de Psychologie, vol. 34, no 1, p. 73-94.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans cet article, «[l]e changement psychologique des hommes qui consultent dans un organisme pour leurs comportements de violence conjugale a été évalué.» (p. 93)

Questions/Hypothèses :
«Notre question de recherche est la suivante: est-ce que les hommes qui exercent de la violence conjugale présenteront un changement quant à l’alexithymie, aux affects dépressifs et à l’impulsivité à la suite d’une intervention psychologique?» (p. 81)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les participants à notre recherche sont tous des hommes qui consultent pour leurs comportements de violence conjugale dans des ressources spécialisées, soit à l’Accord Mauricie Inc. ou au Centre d’aide pour hommes de Lanaudière CAHo. Pour cet article, nous avons ciblé uniquement les hommes ayant complété leur suivi (de 21 ou 25 rencontres) à l’un des deux organismes et ayant accepté de participer à la collecte de données effectuée à la fin de leur thérapie. Ainsi, nous disposons des données au temps 2 de 54,05 % des hommes ayant terminé leur suivi, soit 20 participants.» (p. 81)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Dans un premier temps, la majorité des hommes ayant débuté leur suivi l’avait entamé sur une base volontaire. Par ailleurs, selon nos résultats, la majorité des hommes qui complètent leur suivi présentait au début de celui-ci des difficultés majeures entourant la capacité à identifier et à nommer leurs émotions (alexithymie) et ils vivaient des affects dépressifs importants. De plus, la majorité présentait un niveau d’impulsivité se situant dans les limites de la normale. […] Dans un deuxième temps, nos résultats suggèrent qu’au temps 2 (après 21 ou 25 semaines de suivi) ces hommes présentent significativement moins d’alexithymie et de dépression. Toutefois, le niveau d’impulsivité reste le même. Nos résultats apportent des informations qui n’ont jamais été soulevées précédemment: la diminution significative de l’alexithymie et de la dépression à la suite du suivi psychologique. Quant à l’alexithymie, il y a une diminution plus importante du score de la dimension 2 reliée aux difficultés à décrire ses émotions aux autres. [...] L’un des objectifs de l’intervention est d’aider ces hommes à nommer leurs émotions (autant la colère que la tristesse) et leurs conflits de couple dans le cadre d’une relation de confiance, le groupe étant privilégié.» (p. 88-89)