Deux mères, un donneur et des enfants. Motivations des actrices et acteurs quant à l’établissement de la famille lesboparentale avec donneur connu

Deux mères, un donneur et des enfants. Motivations des actrices et acteurs quant à l’établissement de la famille lesboparentale avec donneur connu

Deux mères, un donneur et des enfants. Motivations des actrices et acteurs quant à l’établissement de la famille lesboparentale avec donneur connu

Deux mères, un donneur et des enfants. Motivations des actrices et acteurs quant à l’établissement de la famille lesboparentale avec donneur connus

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Référence bibliographique [11321]

Côté, Isabel. 2012. «Deux mères, un donneur et des enfants. Motivations des actrices et acteurs quant à l’établissement de la famille lesboparentale avec donneur connu ». Nouvelles Pratiques Sociales, vol. 24, no 2, p. 84-101.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[D]ans cet article, nous analyserons les motivations des mères à avoir leurs enfants avec un donneur connu et les raisons qui ont amené les donneurs à collaborer à l’établissement du projet parental du couple lesbien.» (p. 84-85)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Nous avons rencontré neuf donneurs et dix-huit mères. […] Les couples habitaient dans différentes régions du Québec, soit Montréal, l’Outaouais, les Laurentides et l’Estrie, alors que les donneurs résidaient majoritairement dans la région métropolitaine.» (p. 90)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«On constate que la principale raison évoquée par les mères est l’importance qu’elles accordent à la fameuse question des origines. Pour ces femmes, le donneur fait nécessairement partie de l’histoire de leurs enfants, même s’il ne fait pas partie de leur vie quotidienne. Cette proximité à l’enfant sera définie en fonction du désir de le présenter – ou non – comme un père. Cela agit de façon circulaire avec les propres motivations du donneur quant à la façon de concevoir son implication.» (p. 99) «Néanmoins, cela permet de susciter des réflexions sur les familles vivant en situation de pluriparentalité. De fait, les familles lesboparentales dont les enfants sont nés d’un donneur connu exemplifient plusieurs des questions que l’on se pose aujourd’hui au sujet des transformations dans la sphère familiale: Est-ce que la question des ’liens du sang’ est désuète dorénavant alors que se multiplient les façons de ‘faire famille’? Est-elle au contraire plus pertinente que jamais depuis l’arrivée en scène des nouvelles technologies de la reproduction? Doit-on dépasser le cadre cognatique de la parenté pour inclure tous ceux qui ont servi de relais, ou de médiateur de parenté, dans la conception d’un enfant?» (p. 99)